Paysages en Bourgogne, futs de chêne et couple

Filmer la Bourgogne : créer une image haut de gamme pour une clientèle internationale

Je dévoile mes secrets d'une colorimétrie assumée pour la Bourgogne et une image haut de gamme pour une clientèle internationale.

Colorimétrie et design sonore d’un film promotionnel en Bourgogne

Lorsque je réalise un film promotionnel en Bourgogne, je ne cherche jamais seulement à produire de belles images. Mon objectif est plus ambitieux : créer une sensation. Pour le dernier film que j’ai réalisé pour OenoSpheres, j’ai construit toute l’esthétique du projet autour de cette idée simple : faire ressentir la Bourgogne comme une expérience rare, élégante et profondément vivante.

OenoSpheres conçoit des séjours privés et sur mesure en Champagne et en Bourgogne, avec un positionnement tourné vers l’exclusif, les rencontres choisies, les dégustations privées et l’art de vivre. Leur univers parle à une clientèle exigeante, française comme internationale, en quête d’authenticité, de raffinement et d’expériences personnalisées.

Dans ce film de 4 minutes, tourné sur 2 jours, je suis un couple qui découvre la Bourgogne à travers un séjour organisé par OenoSpheres : paysages, patrimoine, gastronomie, rencontres, dégustations, rythme du voyage. Pour être cohérent avec cette promesse, la colorimétrie ne pouvait pas être neutre. Elle devait porter le récit, soutenir l’émotion et parler immédiatement à une cible haut de gamme, notamment anglophone. Mais l’image seule ne suffisait pas. Il fallait aussi penser le son comme un levier d’immersion et de rythme.

 

Pourquoi la colorimétrie est essentielle dans un film promotionnel haut de gamme

Dans un film de marque premium, la colorimétrie n’est pas une finition cosmétique. C’est un langage.

Elle influence la perception de la qualité, la cohérence du film, sa profondeur émotionnelle et même le désir que peut susciter une destination. Une image trop vive peut paraître démonstrative. Une image trop froide peut devenir distante. Une image trop lisse peut perdre son âme.

À l’inverse, une colorimétrie bien pensée donne au film une identité forte. Elle relie les lieux, les heures et les ambiances. Elle transforme une succession de beaux plans en expérience visuelle cohérente.

Sur ce projet, je voulais éviter l’image touristique trop saturée ou le luxe trop brillant. Je cherchais quelque chose de plus juste : une image dense, feutrée, chaleureuse, capable de traduire la sophistication sans tomber dans l’ostentation.

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Mon choix esthétique pour ce film en Bourgogne

Pour ce film promotionnel OenoSpheres, j’ai orienté l’étalonnage vers plusieurs marqueurs visuels précis :

  • des tons orangés subtils
  • une légère désaturation
  • un grain fin et discret
  • des noirs profonds
  • une image plus cinématographique que publicitaire

Ce choix est directement lié au sujet.

La Bourgogne n’appelle pas une image agressive ou exubérante. C’est une terre de matière, de relief, de silence, de tradition, de pierre, de bois, de cave, de vigne et de table. Le traitement colorimétrique devait prolonger cette identité.

Les tons chauds, légèrement orangés, m’ont permis d’installer une sensation d’accueil et de profondeur. Ils valorisent les matières naturelles, les intérieurs, la pierre claire, le bois, les peaux, les lumières de fin de journée et tout l’univers du vin.

J’ai aussi volontairement retiré un peu d’intensité chromatique. Cette légère désaturation évite l’effet carte postale et donne au film un rendu plus mature, plus éditorial, plus luxueux. Pour une clientèle anglophone haut de gamme, ce traitement fonctionne particulièrement bien : il évoque davantage les codes du voyage sur mesure et du film de marque que ceux de la publicité touristique classique.

J’aime aussi ajouter un grain discret lorsque le projet le permet. Pas pour faire “cinéma” artificiellement, mais pour redonner une petite vibration organique à l’image. Sur ce film, il m’a aidé à humaniser l’ensemble et à retirer juste ce qu’il faut de froideur numérique.

Enfin, les noirs profonds participent fortement au positionnement haut de gamme du film. Ils structurent les plans, densifient les ambiances et donnent une vraie tenue visuelle, notamment dans les caves, les intérieurs et les scènes plus intimistes.

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Une colorimétrie pensée pour raconter la Bourgogne autrement

Sur deux jours de tournage, j’ai capté bien plus que des lieux. J’ai capté une progression émotionnelle.

Le couple découvre la Bourgogne au fil des heures : les routes, les paysages, les échanges, les dégustations, les détails, les moments suspendus, le plaisir simple d’être guidé dans un univers qu’on n’aurait pas pu vivre seul.

Mon travail en postproduction consistait donc à unifier le film sans effacer la diversité des moments. Chaque scène avait sa lumière, son rythme, sa température, sa texture. La colorimétrie devait lier tout cela dans une même narration.

C’est là, selon moi, qu’un étalonnage vidéo haut de gamme devient vraiment utile : il ne sert pas seulement à embellir. Il sert à raconter.

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Le son et la musique pour maintenir l’immersion

Sur ce projet, un autre enjeu s’est imposé : le film comporte de nombreuses prises de parole. C’était une richesse, parce qu’elles apportaient de la sincérité et de l’incarnation. Mais c’était aussi un défi narratif. Dans un film de 4 minutes, la parole peut vite ralentir la perception du rythme si elle n’est pas soutenue par une vraie construction sonore.

J’ai donc choisi de travailler le design sonore et la musique comme des composantes à part entière du récit.

Pour accompagner le film, j’ai créé deux musiques distinctes.

La première a été pensée pour installer l’immersion. Elle accompagne la découverte, la respiration et l’élégance du séjour, tout en laissant de la place aux voix.

La seconde apporte davantage de mouvement et de rythme. Elle relance la dynamique, donne de l’élan à certaines séquences et évite que le film ne repose uniquement sur l’enchaînement des prises de parole.

Dans un film très parlé, la musique ne doit pas seulement habiller. Elle doit structurer, relier et soutenir. Elle devient une charpente invisible qui aide à maintenir l’attention sans sacrifier la sophistication du rendu final.

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Filmer une clientèle internationale sans tomber dans les clichés du luxe

Lorsqu’un film s’adresse à une clientèle internationale premium, il faut résister à une tentation fréquente : surjouer les codes du luxe.

Trop de brillance, trop de saturation, trop de ralentis, trop de démonstration… et le film perd sa crédibilité. Or, ce que recherchent les voyageurs exigeants, ce n’est pas seulement une promesse d’exception. C’est une expérience crédible, raffinée, incarnée.

J’ai donc choisi une image qui suggère davantage qu’elle ne surligne. Une image élégante, mais jamais arrogante. Une image capable de séduire une cible anglophone habituée aux codes visuels du premium, sans tomber dans le luxe de façade.

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Ma méthode : faire dialoguer technique, son et émotion

Techniquement, la colorimétrie repose sur des choix précis : équilibre des températures, densité des noirs, gestion des tons chair, saturation sélective, cohérence entre les séquences, présence du grain, finesse des contrastes.

Mais sur ce type de projet, je ne peux pas séparer totalement l’image du son. Le rythme d’un film se joue aussi dans l’articulation entre les voix, les respirations, les ambiances, les silences et la musique.

La vraie question n’est donc pas seulement : “comment étalonner cette image ?” mais : “quelle émotion doit rester après le visionnage ?”

Pour ce film promotionnel en Bourgogne, je voulais laisser une impression de rareté, d’élégance, de chaleur et de sincérité. Je voulais que le spectateur sente qu’il ne s’agit pas seulement d’un séjour bien organisé, mais d’une expérience pensée avec soin, vécue avec intensité et racontée avec délicatesse.

Réaliser un film promotionnel de 4 minutes sans perdre le spectateur

Un film de 4 minutes exige un équilibre particulier. Il est assez long pour développer un récit, mais assez court pour imposer une grande précision dans le rythme, les transitions et la cohérence d’ensemble.

La colorimétrie aide à maintenir une ligne émotionnelle stable. La musique, elle, donne la pulsation. Grâce aux deux compositions créées pour le film, j’ai pu installer des variations de souffle, relancer l’attention et accompagner les nombreuses prises de parole sans alourdir l’ensemble.

Dans ce projet, l’image et le son ont été pensés comme deux trames invisibles : jamais démonstratives, toujours présentes.

Le mot de la fin

La réussite d’un film promotionnel en Bourgogne ne repose pas uniquement sur le cadre, la lumière ou le montage. Elle repose aussi sur la capacité à donner à l’image et au son une identité émotionnelle cohérente.

Dans ce film réalisé pour OenoSpheres, la colorimétrie accompagne le couple dans sa découverte de la Bourgogne. Elle traduit la chaleur du terroir, la finesse des rencontres et le niveau d’exigence d’une expérience haut de gamme. Le travail sonore, lui, vient prolonger cette intention en créant de l’immersion, en structurant le rythme et en portant les prises de parole sans jamais les alourdir.

Au fond, mon travail consiste toujours à faire la même chose : utiliser la technique pour mieux transmettre une sensation. Et quand l’image et le son parviennent à faire ressentir le voyage avant même qu’il commence, alors on sait qu’on touche juste.

 

🎬 Vidéo du projet :
👉 https://vimeo.com/1173950839

OenoSpheres :
👉 http://oenospheres.com/

 

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